Jeudi 3 décembre 2009
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16:45
Ce qui ressort régulièrement de nos entretiens avec d'éventuels investisseurs pour BioChemics, c'est le caractère primordial de la sécurité, et ce à divers niveau.
D'une part, on pense à la propriété industrielle. L'objectif est de protéger BioChemics contre une éventuelle contrefaçon de notre plate-forme progicielle. En effet, jusqu'à ce jour, les risques
étaitent très limités puisque nous n'avons jamais sorti quelque produit ou quelque ligne de code que ce soit de la société. Même en interne, nos process au niveau informatique faisaient qu'il est
(quasi) impossible pour un collaborateur de reconstituer l'intégralité du code de développement du logiciel.
Demain, nos produits seront vendus, certes sous forme d'exécutables, mais des versions encore relativement peu abouties vont probablement sortir de chez nous à fins de tests... Il nous faut donc
protéger cette technologie sur laquelle nous travaillons depuis longtemps.
Une solution actuellement envisagé consisterait dans le dépôt des codes sources. Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à nous en faire part !
Par ailleurs, la sécurité va concerner nos process généraux. Comme vous avez pu le lire dans
un récent
article de Marco Pintore, notre filiale italienne va bientôt entrer en activité, et des projets communs entre la spin off et la maison mère seront probablement montés. Nous aurons donc à
échanger des informations, le plus souvent confidentiel, entre la Sicile et Orléans.
Bien sûr, la sécurité absolue à partir du moment où il doit y avoir échange d'informations via un réseau quel qu'il soit n'existe pas. Par contre, il existe des moyens de réduire fortement le
risque d'intrusion, ou en tout cas de limiter les risques d'usurpation d'identité, c'est-à-dire de connexion à nos ressources par piratage des login / password de nos collaborateurs.
Nous avons rencontré hier des spécialistes de ces métiers de sécurité informatique,
Eurodemat.
Enfin, nous avons aussi soumis une requête à cette société : nous souhaiterions pouvoir proposer aux entreprises pharmaceutiques la possibilité de pouvoir tester, via un processus ultra sécurisé et
confidentiel, leurs molécules sur nos logiciels de prédiction.
La problématique est que nous ne souhaitons évidemment pas que nos clients puissent télécharger nos outils, et qu'eux ne souhaitent évidemment pas que nous puissions voir la molécule sur laquelle
ils travaillent, y compris de façon criptée, car cela signifierait que nous pourrions éventuellement la décrypter... Les enjeux se chiffrent en milliards de dollars, et cela génère une légère
paranoïa, assez compréhensible toutefois.
En résumé, nous avons les outils, ils ont les data, et comment faire pour que les outils et la data puissent se rencontrer de façon transparente, sans que les uns ou les autres ne puissent voir ce
qui se passe, et donc sans que le logiciel ne garde une copie de la molécule ou du résultat, tout en gardant la trace d'un passage et l'identité de la personne étant passée (ben oui, faut bien
facturer quand même). Tel est le challenge, qui est loin d'être aisé à mon avis !!
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